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Le métalangage de l'invisible

  • Photo du rédacteur: Pascale Landriq
    Pascale Landriq
  • 7 nov. 2025
  • 1 min de lecture



La poésie est façon d’être au monde, forme de regard sur la vie. 

La poésie n’est pas le filtre mièvre posé par ceux qui la desservent.

C'est un regard lucide, terrible.

Il dépèce et fouille les viscères de la vérité et fait naître par épiphanie le métalangage de l’indicible.


C’est le cœur et le ventre associés en braconnage qui donnent à voir l’âme,

Ils disent l’essentiel :

lumière et crachat,

la couleur de l’amour avant la pesée des cerveaux,

le bruit du souffle de la vie,

la mélodie de la lumière.

L’impoli, l’impudique, l’indéfini,

l’impossible et l’inverse,

le beau, le brut, le cru,

le doux et l’impensable,

le merveilleux qui contient l’absolu

et son contraire, désenchantement mortel.


Le poète ne l’est pas par ses mots, mais par ses sens et tous les pores de sa peau.

Par décision et parti-pris, avec Foi.

Le poète est, devient, fait corps avec la poésie, dans un acte qui se suffit à lui même, 

un véritable acte d’amour.


Il y a une forme d’obscénité dans la poésie, d'impuissance aussi.


Le reste n’est qu’emballage et posture intellectuelle.


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